Le cirque Eloize à Miramas

13/01/20 par  |  publié dans : A la une, Cirque, Scènes | Tags : , , ,

En avant-première du Festival “Les Élancées” 2020, de Scènes et Cinés, le cirque Eloize revient pour la troisième fois avec “Hôtel”.

C’est pour notre plus grand plaisir et à guichet fermé, malgré les épidémies de saison. Cette troupe de surdoués mène à un train d’enfer un spectacle débordant d’énergie. On sait bien que dans le nouveau cirque l’histoire est un prétexte, une façon de lier entre eux des numéros traditionnels plusieurs fois centenaires, mais ça fait toute la différence. A moins que ce ne soient les numéros traditionnels qui soient un prétexte pour nous raconter une histoire. Le cirque s’est emparé de la danse, de la musique et du théâtre, et si ça reste du cirque -et du meilleur- il déborde complètement du cadre. Même dans les numéros traditionnels ils apportent une poésie et une inventivité rare: s’il n’y a pas mille façons de tourner avec une roue Cyr, de grimper au mât chinois -deux en l’occurrence- ou de descendre en vrille sur une toile ou une corde, la magie de l’instant la transcende à chaque fois. 

 

Leur virtuosité est telle qu’on oublie la technique, éblouissante, la puissance masquée par la grâce, le danger et la douleur sous les sourires éclatants, et leur bonheur de se donner totalement sur scène. Ils sont acrobates, jongleurs et clowns, ils jouent leur propre musique sur scène, s’accompagnent avec leurs propres instruments et chantent en direct, leur chanteuse est digne des plus grandes scènes américaines.  Bien que -géographiquement- beaucoup plus proches des Anglo-Saxons que de nous, nos cousins de la Belle Province déploient une furia toute latine qui emporte le public, tous âges confondus.

Ils tournent dans le monde entiers, en Amérique et au Canada, à Québec, dans toute l’Europe et au Japon, et beaucoup en France. Ils gardent pourtant l’émouvante humilité des vrais artistes, ceux qui côtoient chaque jour la fragilité de la vie, l’art et le danger.

Après “Cirkopolis” et “Saloon” au Théâtre de l’Olivier, “Hôtel” au Théâtre de la colonne à Miramas, comme on les aime on ne s’en lasse pas, et on en redemande.

A voir et à revoir, il n’y a aucun doute, ils reviendront et nous serons là aussi.

Jean Barak

Coulisses
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