Slava fait son show enneigé aux Salins

23/12/17 par  |  publié dans : A la une, Cirque, Scènes, Théatre

La magie Slava aux Salins

Le Slavas’s Snowshow fait le tour du monde, son succès est tel qu’il a du se démultiplier, le spectacle est porté simultanément par plusieurs troupes sur tous les continents. Vous ne verrez jamais le même spectacle, il se réinvente à chaque représentation, selon le lieu et la troupe.

 

 

Décrire ce spectacle minimaliste est impossible. Sept clowns typés et interchangeables imposent très lentement un univers onirique, fait de touts petits riens. Entre mime et pantomime, comédia del arte et cirque contemporain, on pense au premier clown contemporain de l’histoire du cirque, Popov, que les plus âgés ont eu le privilège de voir enfants, jadis.

 


Chanter, jouer de la musique, arrêter l’image ou envahir le public et l’arroser, tout est possible, il n’y a pas de chutes ni de grandes claques à répétition, on vit un rêve, éveillé peut-être mais en ne sachant plus trop.
Slava veut faire revenir le clown au théâtre et réconcilier le grotesque et l’épique, il y réussit au delà de l’exploit. Sans un mot, c’est un théâtre d’images poétiques et épiques, jusqu’à la tempête qui prend des dimensions apocalyptiques.

 

 

1h30 de folie avec entracte, avec une première partie sage et lente, puis une seconde de plus en plus délirante. Les clowns envahissent le public qu’une toile d’araignée recouvre, des ballons de toutes les couleurs, de plus en plus gros et de plus en plus lourds envahissent la salle, les adultes rivalisent avec les enfants trop petits pour jongler, c’est purement jubilatoire. Du grand spectacle à l’américaine, mais russe, avec du génie en plus et la vulgarité en moins.
Les clowns restent sur scène jusqu’au dernier spectateur, et actualité oblige, sur une dernière chanson de Johnny Halliday.
A voir et à revoir avec des yeux d’enfant.

Jean Barak

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