ANIMAL CROSSING : NEW HORIZONS

07/04/20 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Mine de rien, la sortie de « Animal Crossing » est sans doute le meilleur remède pour lutter contre la déprime du confinement. Toujours aussi colorée et chaleureuse, la licence chère à Nintendo, plonge le gamer dans une atmosphère réconfortante. Envolons-nous en direction d’une île (presque) déserte en compagnie d’une galerie de personnages haut en couleurs, bienveillants en toute circonstance. L’erreur serait de s’arrêter sur le simple aspect technique. Les graphismes sont volontairement minimalistes pour plaire aux enfants. Ils mettent en valeur les mimiques des habitants dont le design est mignon au possible. Tout débute lors de l’arrivée de son ou sa petit(e) protégé(e) sur son petit paradis, sélectionné parmi quatre, en fonction de l’emplacement des rivières et des zones forestières. Accueilli par Tom Nook et ses deux acolytes, on pose d’abord sa tente avant d’être convié à une fête de bienvenue.

Très vite « New Horizons » se démarque des épisodes précédents. S’il est toujours possible de s’adonner à différentes activités comme le jardinage ou la décoration de son chez soi en toute liberté, différents objectifs motivent le joueur à revenir encore et encore sur l’île. Désormais, notre voyageur dispose d’un Nookphone (équivalent du smatphone) permettant d’accéder directement aux options. A commencer par un système de « Miles », points qu’on accumule en effectuant différentes tâches. Ce système monétaire s’ajoute à celui des clochettes, que l’on gagne en vendant objets, poissons, coquillages, bois ou encore des mauvaises herbes… Gagner sa vie est en effet indispensable pour rembourser les crédits souscrits pour agrandir sa maison auprès du capitaliste de Tom Nook. Mais que les parents se rassurent aucune micro-transaction, avec des vrais sous, n’est à déplorer. Tout est virtuel.

Autre élément essentiel pour tout apprenti Robinson Crusoé : le craft. Récolter tant de minerai, de type de bois etc… permet de construire des outils comme une hache ou un filet à papillon. Ceux-ci se cassant assez vite (du moins jusqu’au déblocage de meilleurs plans de bricolage), mieux vaut faire des provisions. Ces matériaux sont aussi nécessaires pour l’ouverture de magasins. Quant au musée – un des premiers endroits à construire -, il ne s’ouvrira qu’après avoir récolté une quinzaine d’espèces différentes sur l’île. Pêcher des poissons et creuser des trous pour dénicher des fossiles devient rapidement une seconde nature. Et si votre île manque de ressources, pas de panique… Il est possible de se rendre – en échange de Miles, forcément – sur le territoire d’un ami. Les autres membres de la famille, qui jouent sur la même console, peuvent aussi s’installer sur votre archipel. A chacun de choisir son emplacement, sans gêner son prochain.

« Animal Crossing : New Horizons » est donc un jeu radicalement différent, qui va à l’encontre de la mode actuelle. Extrêmement chronophage, il ne vous invite pas forcément à faire de longues sessions et préféré s’appuyer sur le temps qui passe. Ainsi, non seulement le cycle jour/nuit est respecté (ou inversé si on choisit l’autre hémisphère) en étant marqué par l’arrivée de nouveautés. Pour reprendre l’exemple du musée, deux jours sont nécessaires entre le début du chantier et son inauguration… Dans le même ordre d’idée, les habitants débarquent au compte-gouttes, un curieux fantôme n’apparait que dans l’obscurité et des évènements saisonniers (Pâques est le premier) seront organisés pour coller à notre quotidien. Bien entendu, certains malins modifieront constamment l’horloge de leur switch par impatience, mais là n’est pas le but de ce hit taillé pour plaire au tout public. La marque Big N. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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