BORDERLANDS 3

23/09/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , , ,

« Borderlands » a marqué les consoles de la précédente génération grâce à un gameplay nerveux, du loot à gogo et un esprit cartoon dopé avec un humour décalé. Suite aux deux premiers épisodes canoniques, la franchise déjouait ensuite la gravité lors du « Pré-sequel » avant de s’aventurer avec bonheur sur le terrain de l’aventure narrative dans un jeu développé par Telltale. La preuve de toute la richesse et des possibilités offertes de l’univers créée par Gearbox. Désormais disponible sur PS4 « Borderlands 3 » est un retour aux sources qui plaira aux amateurs de FPS funs à parcourir de préférence, avec des amis en coopération.

Si le périple commence à Pandore, cet opus nous invite régulièrement à voyager sur différentes planètes. L’occasion de varier les décors, d’insérer constamment de nouveaux personnages et surtout de diversifier le bestiaire. A l’instar de « Destiny », les changements d’environnements auraient gagné à être plus poussés pour multiplier les challenges. Ce qui n’est malheureusement pas le cas et témoigne de l’envie des développeurs d’améliorer une formule plutôt que de la révolutionner. On retrouve aussi une structure en zones, avec des petits temps de chargements lors des voyages rapides qui coupent le rythme… et des missions secondaires tendance Fedex, rallongeant la durée de vie. L’histoire principale faite de coups bas et autres trahisons, en compagnie de certaines têtes bien connues des fans (Clap Trap est présent) est complètement barrée. Difficile, surtout pour le nouveau venu de tout comprendre. Il faut aussi obligatoirement composer avec un doublage français médiocre (aucune option pour basculer les langues en anglais), rarement dans la bonne tonalité. Mais comme la narration n’est qu’un prétexte pour faire parler la poudre… cet aspect n’a finalement que peu d’importance.

Comme toujours, bien choisir son chasseur de l’arche est primordial. Plus que l’apparence (deux femmes, un robot et un mâle), la classe de son héros influe sur le gameplay. Par exemple l’androïde FL4K (choisi pour ce test) peut par exemple devenir invisible quelques secondes et est accompagné d’un animal « familier » qui l’aide aux combats. Dans un autre registre la sirène Amara peut déployer ses six bras, Moze fait mal grâce à son compagnon, un ours en fer alors que Zane dispose d’un bouclier énergétique. Le choix est ultra complet et les possibilités se multiplient au fil des points d’expériences glanés… sans compter le end-game où la spécialisation est encore plus poussée. Résultat : libre à chacun de bâtir le guerrier de ses rêves, adapté à son style. En coop (split-screen à deux sur la même console ou en ligne), l’astuce étant de former une équipe complémentaire, apte à affronter toutes les situations.

Autre atout : l’armement. On ne compte plus les variantes de flingues, fusils, grenades à récupérer sur les corps ennemis. On peut même voler le précieux matos à ses partenaires pour peu qu’on active l’option en question. De quoi pimenter les parties. On note aussi certaines pétoires loufoques (une d’entre elles permet par exemple de faire tomber des fruits), ce qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de « Borderlands ». Sans trop réfléchir les ennemis passent rapidement à l’action. Le but n’est donc pas de ruser mais d’attaquer encore et encore. Un côté défouloir plaisant… Seuls les boss nécessitent une approche stratégique. Mais méfiance, certains d’entre eux sont retors.

Pour le reste cet opus 3, reprend les conventions de ses ainés. Les habitués retrouveront ce fameux second souffle qui permet de régénérer la santé une fois à terre si on arrive abattre un mécréant en agonisant. Les distributeurs pour acheter ou vendre de la marchandise répondent aussi présents. Entièrement personnalisables, les véhicules souffrent toujours d’une conduite approximative (il faut passer uniquement par les sticks et non pas avec R2 comme dans les jeux de courses traditionnels). Une mise à jour permettrait d’améliorer cet aspect…. Quant à la technique elle est toujours sans reproche avec un esprit BD indémodable qui fait toujours son petit effet. Tout le symbole d’un blockbuster calibré, à la formule rodée… et diablement accrocheuse. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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