“DEUS EX : MANKIND DIVIDED”

03/09/16 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Deus EX

Début septembre 2015, un certain Solid Snake débarquait sur PS4 dans un « Metal Gear Solid 5 » qui dynamitait le genre de l’infiltration. Un an plus tard, c’est au tour d’un autre cador du jeu vidéo moderne de faire son grand retour. Son prénom ? Adam, son nom ? Jensen. Aussi efficace dans la discrétion que pour passer à l’action, l’agent d’Interpol aux lunettes de soleils stylées et au grand manteau noir se révèle d’une efficacité à toute épreuve.

Comme ses glorieux prédécesseurs « Minkind Divided » possède une direction artistique magistrale qui met à l’honneur un univers Cyberpunk pas si éloigné de « Blade Runner ». La technique n’est certes pas aussi peaufinée que sur « Uncharted 4 » mais l’ensemble est d’une rare cohérence. Que l’on pose son pied à Dubaï lors d’un prologue aux allures de tutoriel ou à Prague – la ville tchèque fait office de Hub central – on est saisit par la liberté offerte dans les approches. Se mettre à couvert, assommer ou endormir ses ennemis ou au contraire la jouer au fusil à pompe… tout est permis. Certes, cette variété n’est pas nouvelle, mais le jeu édité par Square Enix s’appuie sur une géographie des lieux bigrement bien conçue pour se placer au-dessus du lot. Un modèle de level-design.

Deus EX 2

Plus qu’un simple FPS qui vous offre le plaisir – avis aux pacifistes – de boucler l’aventure étalée sur une trentaine d’heures en ne tuant personne, pas même les boss, ce « Deus Ex » est un RPG ultra complet. Augmentation de ses capacités, choix moraux, nombreuses discussions. Rien ne manque, pas même un script ultra complexe qui se déroule en 2029, soit deux ans après les évènements de « Human Révolution » qui fit en 2011, les beaux jours de la PS3. On se retrouve donc plongé, dans un monde chaotique où les humains augmentés sont traités comme des rebus de la société… avec un Adam Jensen fermement décidé à mettre fin au projet des Illuminati, dangereuse secte aux mœurs plus que douteuses.

L’intrigue a le mérite de susciter le débat sur le transhumanisme et cette recherche constante de perfection qui anime les hommes. En découle un jeu abouti qui réserve son lot de sensations fortes et de twists. Sans compter qu’une fois l’histoire bouclée, le mode Breach, par le biais de petites missions annexes haletantes, ouvre la série aux joies du scoring. De permettre à ce come-back fracassant de figurer dans les meilleurs jeux sortis cette année. Pour être franc, on en attendait pas tant ! (Jeu testé sur PS4)

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