FIRE EMBLEM : THREE HOUSES

19/08/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Bien que déjà présente sur Nintendo Switch par le biais du spin-off « Warriors », beat’em all empruntant aux codes du Muso, un véritable opus « Fire Emblem » était attendu par tous les fans de stratégie. Un manque aujourd’hui comblé par Nintendo et Intelligent System qui avec « Three houses » frappent un grand coup. Un prétendant sérieux au titre de jeu de l’année.

Si la proposition est d’une grande richesse, l’histoire commence pourtant d’une manière abrupte lorsque votre personnage Byleth, un jeune mercenaire, après un combat mené aux côtés de son père se retrouve embauché comme professeur dans un monastère. Bien que curieusement muet (ses répliques sont écrites, pas doublées) contrairement à ses interlocuteurs, il va devoir mener à bien sa tâche et préparer ses étudiants au combat. Sa première mission consiste à s’engager en faveur d’une maison. A savoir Les lions de Saphir qui excellent dans les arts militaires, les cerfs d’or spécialisés dans les armes à longues portées et Les aigles de Jais (choisis lors de ce test) adeptes de magie. Un choix crucial qui guide votre premier run, dont la durée de vie oscille entre 50 et 100h, selon le temps consacré aux activités annexes. Forcément pour réellement voir le bout du périple, enchaîner les trois clans est indispensable. Gare aux nuits blanches, donc.

Votre quotidien se déroule en plusieurs phases. Comme dans « Persona », la progression suit le fil du temps, avec un calendrier précis. Selon les jours on a quartier libre, ce qui permet de déambuler dans le monastère où l’on remplit différentes tâches afin de renforcer le moral des troupes et les relations sociales. Petit jeu de pêche, de jardinage ou encore achat d’armes sont aussi de rigueur. Ces jours de « repos » sont aussi l’occasion de recruter de nouveaux éléments, mais attention, certains niveaux sont nécessaires pour convaincre ces jeunes effrontés de quitter leurs habitudes et de s’inscrire à votre formation. Les cours offrent l’occasion de développer les aptitudes de vos protégés puis de les spécialiser dans une classe spécifique. Cavaliers, soldats de corps à corps, défenseurs, pros de l’esquive… les possibilités sont extrêmement nombreuses. Enfin, la dernière option consiste tout simplement à partir au combat pour des luttes sans merci.

Selon que l’on opte pour un mode facile ou classique, les unités perdues sur le champ de bataille ressusciteront… ou pas. Ce second cas de figure exige forcément une grande concentration pour ne pas voir un de ses étudiants longuement préparé être réduit à néant en quelques minutes. Heureusement, une fonction permet de revenir quelques coups en arrière en cas de grosse erreur. Mais attention, cette option est limitée ! Niveau gameplay, on retrouve un système de déplacement au tour par tour (on déplace ses troupes puis l’ennemi fait de même) et les cartes sont plutôt vastes, ce qui permet différentes approches tactiques. Tout cela débouche sur des joutes vraiment prenantes. Et comme l’histoire suit, difficile de ne pas être séduit.

Le seul petit bémol concerne le rendu graphique. C’est propre mais pas exceptionnel. Heureusement, la direction artistique, soignée fait oublier cette lacune. On note aussi que « Three houses » est parfaitement lisible en mode portable. Prévoyez toutefois de lancer une partie sur des moyens / longs trajets pour rester immergé dans chacun de vos runs. Avec sa difficulté bien dosée et ses nombreux rebondissements, ce nouveau « Fire Emblem » réussit le pari de s’adresser aussi bien aux fans de la franchise qu’à ceux qui souhaitent la découvrir. Un incontournable de la Switch, donc. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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