GEARS TACTICS

11/05/20 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

“Gears of war” est une licence culte. Peut-être même la plus célèbre de Microsoft. Sorti sur X-Box, le premier opus avait en effet dynamité le jeu online en permettant de coopérer à distance. Mieux, il a su démocratiser le système de protection / abri dans les TPS… Des personnages charismatiques : Marcus Phoenix en tête, une action non-stop dans un esprit blockbuster et des ennemis accrocheurs ont participé à la renommée du titre, qui a logiquement connu plusieurs suites, dans un registre similaire. Présenté comme un spin-off, « Gear Tactics » marque un changement de cap… Il ne s’oriente plus vers l’action pure et dure mais, comme son nom le suggère, vers un Tactical. De la stratégie dans un monde de brutes. Paradoxal ? Pas vraiment tant la formule tient en haleine et brille par sa cohérence.

Disponible uniquement sur PC – les développeurs de Splash Damage et The Coalition prennent leur temps pour peaufiner une jouabilité au Pad sur console, la version étant malgré tout annoncée pour cette année -, ce nouvel opus a aussi la particularité d’être un préquel. Le gamer y est invité à suivre les exploits d’une escouade pilotée par un certain Gabe Diaz… papa de l’héroïne de l’épisode 5, qui doit faire face à de dangereux locustes. Un scénario raconté grâce à des cut-scènes percutantes… mais qui n’est que prétexte à enchaîner les combats. Il ne faut donc pas s’étonner si les personnages sont brut de décoffrage et manquent de psychologie.

Dans le feu de l’action, la réflexion est à son comble. Sans être réellement variées dans leurs décors – il s’agit majoritairement de lieux dévastés – les cartes dégagent une vraie personnalité et le level-design est convaincant. Il est donc nécessaire de composer avec l’espace, les zones protégées et passer à l’attaque au moment opportun. Sans changer la formule si chère à « X-Com » (la vue en plongée, les déplacements au tour par tour…), quelques subtilités rafraichissent le gameplay. Ainsi, au début de chaque tour, le quatuor de héros (qui change selon les missions) dispose d’un certain nombre de points qu’il faut dépenser avec rigueur. Les tirs étant par exemple plus efficaces quand son soldat ajuste sa cible depuis une zone « ouverte ». Loin d’être anecdotiques, les exécutions apportent du sang-neuf… en ajoutant une action supplémentaire. Il est donc nécessaire de jongler entre les différentes approches pour remporter la victoire sans accuser trop de dégâts. Enfin, les déplacements se font toujours dans des zones limitées… mais pas quadrillées, ce qui rend les joutes plus fluides.

En sus de l’histoire principale, des missions annexes sont indispensables pour améliorer son équipement comme il se doit. De quoi rallonger la durée de vie d’un hit solide, qui respecte fidèlement l’univers originel tout en dégageant une personnalité propre. Pari réussi. (Jeu testé sur PC)

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