OCTOPATH TRAVELER

24/07/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

A grand jeu, grande responsabilité. Rapidement catalogué de digne successeur du chef d’oeuvre « Final Fantasy VI », « Octopath Traveler » a d’abord vu le jour sous la forme d’une démo, qui a permis aux développeurs d’Acquire de recenser pendant de longs mois les retours des gamers avant de leur proposer une expérience optimale. Une initiative payante, tant la boite à l’origine de « Bravely Default », toujours associé à « Square Enix » livre aujourd’hui un grand RPG, qui donnera des frissons à tous les trentenaires / quadras, nostalgiques de l’âge d’or.

Cette exclusivité Switch fait des choix radicaux, qui peuvent prêter à débat, mais dont l’addition débouche sur ue résultat cohérent, capable de rendre bouche bée le joueur de salon ou le vacancier nomade. On note ainsi des graphismes en pixel-art somptueux, le retour des combats aléatoires avec des ennemis invisibles jusqu’à l’affrontement et huit histoires distinctes ! Oui ; huit comme les personnages que l’on peut diriger au fil de l’aventure. A vous d’ailleurs de commencer le périple avec un favori. Choix crucial puisque ce dernier sera nommé chef de groupe et ne quittera jamais votre équipe.

Chevalier, prêtresse, voleur, professeur, chasseuse, marchand, danseuse, apothicaire… Chacun d’eux vit dans un village de la région d’Orterra, vaste monde que l’on explore librement, et vit sa propre quête, découpée en quatre chapitres. D’un côté le plaisir est varié, de l’autre, même si l’idée d’entraide entre les protagonistes est mise en valeur, l’absence de but commun attenu le côté épique. C’est un peu dommage, mais finalement c’est le seul micro-reproche qu’il est possible d’adresser à ce hit en puissance, qui possède de nombreux atouts dans sa manche.

Une fois son protégé recruté, on s’empresse d’arborer forêts et montagnes afin d’aller découvrir les destins de ses futurs compagnons. S’il semble possible sur le papier de résoudre le problème d’un des héros avant de passer au suivant, le niveau réclamé va crescendo et pousse à l’alternance. Faute de quoi, apprêtez-vous à de longues sessions de levelling. A contrario, en s’intéressant à tout le monde, la progression est extrêmement fluide. On procède donc selon la logique d’un montage parallèle. L’écriture est soignée, la traduction des textes suit et on touche à des thématiques adultes comme la prostitution ou le deuil. Quelques clichés du genre s’infiltrent de temps à autres, mais rien de rédhibitoire.

La force de « Octopath Traveller » est de pousser assez loin la caractérisation. En combats, qui se déroulent au tour par tour, avec un système de stockage de puissance, qui combiné à une attaque sur les points faibles de l’ennemi multiplie les dégâts, Alfyn, Tressa & cie ont leurs propres spécificités. Certains sont plus doués pour attaquer, d’autres pour soigner. Classique et efficace. Le titre se montre plus original dans sa gestion des « actions spéciales » que l’on active auprès des PNJ. Négocier une armure au meilleur prix, la dérober, provoquer, séduire. Les membres de notre petite armée ont plus d’un tour dans leur sac pour résoudre les quêtes secondaires. Attention cependant à veiller à constituer un quatuor complémentaire (un passage par l’auberge vous y aidera) pour ne pas bloquer lors de certains défis. Les points de sauvegardes sont certes nombreux et les donjons plutôt courts sans phases de puzzles, mais certains boss sont assez ardus.

Difficile donc avec autant de qualités de ne pas craquer. La durée de vie dépasse la cinquantaine d’heures, le end-game la dope davantage et l’univers est riche. Sans compter qu’il est magnifié par une bande son exquise. Du tout bon que l’on peut même essayer pendant trois heures via une seconde démo, proposée gratuitement sur l’eshop ! (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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