Nils-Udo et le Land Art

01/02/07 par  |  publié dans : Artistes, Arts

Et oui, la nature nous intrigue et sait nous extirper de notre quotidien effréné. Vous ne serez donc pas étonnés que des artistes s’y intéressent et, plus fort encore, créent leurs œuvres au beau milieu de Mère Nature !!!

Pourquoi et comment intervient-on dans le paysage ? Très bonne question ! A laquelle nous sommes tous en mesure de répondre. Qui n’a jamais fait des ricochets avec un galet sur l’eau, déposé une pierre sur le kern commun aux randonneurs au sommet de la montagne, construit une cabane dans un arbre ou façonné un bonhomme de neige ? Nous marchons dans la nature, nous dégustons la nature, nous humons la nature, nous intervenons dans la nature !!! Pas seulement au sens de l’homme qui la façonne pour son propre développement, mais des p’tites interventions comme ça, à échelle individuelle, bien souvent pour marquer notre passage….

L’échelle individuelle des artistes du Land Art à la fin des années 60 a bien souvent pris plus d’ampleur que nos galets dans la mer… En effet, Walter de Maria a planté dans un champ 400 mâts d’acier prêts à recevoir la foudre pour multiplier l’effet de celle-ci et le spectacle qui en découle, Robert Smithson a construit une immense jetée en forme de spirale sur un lac, Christo a emballé des falaises de tissu de nylon… bref, de grandes réalisations aux moyens industriels !! Et on pourrait en énumérer bien d’autres encore… Ces artistes ne se sont jamais réunis mais la critique les a regroupés sous les termes de Land Art, Earth Art ou encore art de la terre en français dans le texte. Au nom de quels points communs? En dehors de l’évidente intervention dans la nature, on pourrait citer l’utilisation de formes simples, la volonté de retour à l’essentiel, la recherche esthétique dans les matériaux, la très importante collaboration du spectateur sans lesquelles ces œuvres ne s’activent pas. Car en effet, ce qui les réunit avant tout, c’est l’attrait pour la nature et la volonté de le partager, de révéler ce paysage dont nous ne percevons pas forcément les richesses. Ça peut sembler un peu présomptueux… Mais vous me direz si après avoir vu les photos qui figurent dans cet article, vous regardez de la même façon les feuilles des arbres … alors imaginez un peu si on pouvait voir ces interventions sur place ! Puisque c’est bien de cela qu’il s’agit : créer dans la nature, avec la nature, in situ.

Photos dans l’ordre de la gauche vers la droite:
Robert Smithson, Spiral Jetty, rochers, terre, cristaux de sel, Grand Lac Salé, Utah, 1970.
Walter De Maria, The Lightning Field, 400 mâts d’acier, Nouveau Mexique, 1977.

Ce ne sont pas les premiers artistes à s’être intéressés au paysage bien entendu. Mais avant, on ne faisait que le représenter, en peinture, en dessin, en photo…. C’est-à-dire que l’intervention DANS la nature se limitait à poser son chevalet, son trépied et à observer. Tout au plus, on gambadait pour y trouver le bon emplacement. Mais l’œuvre telle qu’elle nous était ensuite présentée était finalisée dans l’atelier.

Pour mieux comprendre comment ces artistes en sont arrivés à faire du paysage leur atelier, leur outil de création et l’œuvre finale, revenons en arrière dans le temps… Dans le paysage culturel de l’après seconde guerre mondiale, des artistes ont décidé de valoriser l’idée et non la forme matérielle de l’œuvre, de fabriquer des objets impersonnels. Cet élan a donné naissance entre autres à ce qu’on appelle communément l’art conceptuel ou encore l’art minimal. Comment ça leur est venu à l’esprit ? En se demandant ce qu’était finalement l’art (vaste débat !) et en cherchant des réponses à ce type de question : Est-ce qu’être artiste, c’est seulement faire preuve d’une technique irréprochable? L’important est-il d’exposer les œuvres ? Doit-on vouer un culte au génie de leurs créateurs ? Ca a donné lieu par exemple à des installations assez froides d’objets en tout genre, de celles devant lesquelles la plupart sont tentés de marmonner : « ça, c’est de l’art ? » Et puis certains de ces artistes ont cherché de nouveaux concepts, de nouvelles formes, en ont eu marre de laisser dépérir leurs créations dans les salles de musée. Alors ils sont sortis, ils ont investi notre environnement à tous, là où il y a la vie… je vous demande d’accueillir chaleureusement la nature !
Ou c’est plutôt elle qui les a accueillis. On ne parle pas alors d’architectes paysagistes mais de sculpteurs. Mais si les matériaux de base de ces sculptures sont des éléments naturels qui, par principe, évoluent, ce sont alors des créations qui ne sont pas éternelles. Et puis ces artistes parcourent le monde, donc le public ne peut pas vraiment faire le déplacement à chaque nouvelle œuvre. Le Land Art est éphémère par définition, souvent inaccessible, et se constitue donc d’un second volet, celui de la photographie et de la peinture pour certains. Elles n’ont pas pour unique fonction de témoigner de ce qui a disparu ou encore d’avoir quelque chose à exposer dans les musées (car ils y sont revenus…) mais bien souvent aussi celle de recherche esthétique de la part de l’artiste face à son intervention in situ. Il nous présente le paysage puis représente cette présentation.
Ce sera plus parlant si nous nous concentrons sur un de ces sculpteurs de la terre qui illustre à merveille le cheminement et la poésie de ces artistes. J’ai nommé Nils-Udo.

Photos dans l’ordre de la gauche vers la droite :
Nils-Udo, Sans titre, feuille de bananier déchirée, Ile de la Réunion, Océan Indien, 1990.
Nils-Udo, Sans titre, mare, feuilles, fleurs d’hortensia, le bois des Marcelots, Yonne, France, 2000.
Nils-Udo, Sans titre, feuille d’iris découpée, graines d’érable, Central Park, New York, USA, 1991.
Nils-Udo, Cercle de bambou-calumet, Ile de la Réunion, Océan Indien, 1990.

Loin des tractopelles qui creusent les fonds marins, des kilomètres de tissu de nylon dans le désert et de la nécessité de faire appel à des ingénieurs, Nils-Udo laisse des traces parfois invisibles, microscopiques, d’une durée de quelques secondes. Car ce n’est pas seulement l’immensité de l’univers, de la nature qui nous entoure, nous fascine et dans laquelle on se sent minuscule, qui l’intéresse. C’est avant tout la petitesse des petits riens, la finesse des éléments qui constituent cette immensité. Ce sculpteur allemand parcourt le paysage, marche et créé avec ce qu’il trouve, là où il le trouve.

Lorsqu’il parle de sa démarche artistique, Nils-Udo emploie ces termes : Nature-Art- Nature (Natur-Kunst-Natur en allemand).
Natur : « Dans la forêt. Mon regard peut se poser n’importe où. Partout où je regarde, je pourrais entreprendre un travail. » Dans un premier temps, notre homme s’imprègne de ce qui l’entoure, se balade, observe, admire.
Kunst : puis il est inspiré par tel élément, telle couleur, telle forme, tel lieu. Alors il compose, comme on composerait un tableau. Il plante des bambous assemblés avec d’autres végétaux, il pose des fleurs sur l’eau, il réalise un lit de baies au sol… Une œuvre naît dans la nature.
Natur : Mais Nils-Udo ne s’arrête pas là. Il compose avec la nature, avec les saisons, le climat. Alors après l’artiste, la nature va intervenir à son tour, aléatoirement, va reprendre son cours. C’est ainsi que les fleurs dévalent le ruisseau, que des sculptures sont recouvertes par la végétation ou piétinées par les moutons (véridique !), que l’œuvre ne se compose pas sur le moment mais qu’il faut attendre que les bambous poussent. Alors le sculpteur laisse place au photographe.

Tout ce qui est végétal ou minéral est matière à créer : la neige, les fleurs, les feuilles, les baies, la forêt, l’eau, les pierres, le désert… Mais il n’exclut pas non plus l’homme de son œuvre et a souvent construit des nids dans la nature pour ensuite réaliser des photographies de ces structures habitées par des corps humains. Ce type de création a donné lieu à de nombreuses commandes publiques notamment. Mais nous ne croisons pas une sculpture de Nils-Udo à chaque coin de jardin… En revanche, vous avez peut-être déjà aperçu son univers dans des publicités telles que le film de lancement du parfum Mahora de Guerlain pour lequel il est intervenu dans le désert. Mais l’artiste n’attend pas les commandes pour créer, il peut multiplier les geste artistiques à chaque instant.

A propos d’un jour où il a posé des fleurs sur une grande feuille, le tout composant une sculpture sur l’eau, il écrit : « la feuille me conjurait de le faire » . Même si le Land Art a une connotation spirituelle indéniable, de recueillement dans la nature, l’artiste ne nous fait pas part ici d’une expérience mystique où il aurait entendu les feuilles lui parler… il nous fait le récit d’une expérience esthétique, de création. Il a vu ces fleurs et ces feuilles, ça l’a inspiré, il fallait absolument qu’il réalise ce qu’il avait alors en tête. Cette obligation d’agir, cet élan que nous avons tous ressenti au moins une fois, de devoir le faire, vite, on ne sait pas pourquoi. Vous ajoutez à ceci toutes les formes et les couleurs dans les paysages, toute cette beauté, n’ayons pas peur des mots, cette intimidation parfois à laquelle nous contraint la nature, et vous obtenez une certaine vision de ce que peut être l’intimité de la création chez Nils-Udo.

Photos dans l’ordre de la gauche vers la droite :
Nils-Udo, Sans titre, saule taillé en têtard, foin, feuilles de fougère, forêt de Marchiennes, France, 1994.
Nils-Udo, Nid d’eau, Chiemgau, Haute Bavière, Allemagne, 2001.
Nils-Udo, Sans titre, lierre, sorbes, Aix-la-Chapelle, Allemagne, 1999.
Nils-Udo, Sans titre, traces de lièvre dans la neige, jus de baies de boule-de-neige, Haute Bavière, Allemagne, 1983.

Ce qui est certain, c’est qu’à voir comment il ne cesse de nous interpeller dans ses écrits : « Qui s’intéresse de nos jours à deux mètres carrés de sol forestier éclairés par le soleil du matin ? », il a quelque chose à nous dire, à nous montrer. Peut-être bien nous faire voir que nous sommes entourés de tout ça ! Et que comme lui, nous pourrions observer et avoir des élans d’inspiration dans ces paysages, quelle qu’elle soit, histoire de répondre à ceux qui pensent depuis la première ligne « Moi aussi je peux le faire »… alors tous à vos yeux et à votre imagination ! Prêts ? Feu………….partez !

Et pour ceux qui ont envie d’en savoir plus, quelques conseils de lecture :
TIBERGHIEN Gilles A., Land Art , éditions Carré, Paris, 1995.
GARRAUD Colette, L’idée de nature dans l’art contemporain , éditions Flammarion, Paris, 1994.
BESACIER Hubert, Nils-Udo, l’art dans la nature , éditions Flammarion, 2005.

et de navigation :
http://www.artek.fr/galerie/photo/udo/udo-t.htm (pour voir des exemples de nids)

Les trois citations de Nils-Udo proviennent de l’ouvrage Nils-Udo, l’art dans la nature (p.96 puis p.14 et re p.96)

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43 commentaires

    chloé  | 02/02/07 à 10 h 33 min

  • YA Bertrand, il en a prit en photo non ?

  • Isabelle  | 03/02/07 à 22 h 02 min

  • “Quest-ce que signifie éphémère ?”…
    Je trouve cet art vraiment fascinant, merci pour ce bel article :)

  • Pauline  | 03/02/07 à 23 h 19 min

  • Chloé, YA Bertrand prend en photo des beautés de la nature complètement naturelles, avec parfois, c’est vrai, des dessins effectués avec les cultures dans des champs; etc. A ma connaissance il n’a pas réalisé de photos pour des artistes du Land Art mais je peux me tromper… par contre, en un sens, on peut dire qu’il oeuvre à la même chose: nous révéler ce qui nous entoure…

  • Pauline  | 03/02/07 à 23 h 22 min

  • Isabelle, le Land Art est éphémère et c’est surtout vrai pour ce que créé Nils-Udo parce qu’il intègre à ses idées ce que la nature va faire de ses oeuvres: les recouvrir au fur et à mesure que les arbres poussent, une fleur posée sur une feuille sur un courant d’eau ne va durer que quelques instants, etc. Donc par définition, le Land Art n’est pas un art qui est fait pour durer, la plupart des oeuvres créées il y a quelques années ne sont sans doute plus visibles à l’heure actuelle…

  • Isabelle  | 04/02/07 à 11 h 56 min

  • Pauline> Oui, et d’ailleurs, c’est ça qui fait le charme, le fait que ce n’est pas destiné à durer dans le temps. Je connaissais pas Nils-Udo, mais j’aime beaucoup son oeuvre. Merci de m’avoir fait connaître tout ça :)

  • mamandedavid  | 04/02/07 à 20 h 57 min

  • A Pauline
    bravo, continue comme ça, tes commentaires sont supers

  • chouche  | 07/02/07 à 11 h 52 min

  • cet article est fort passionnant. Merci à l’auteur

  • Julie  | 12/02/07 à 15 h 02 min

  • Ton article m’a captivé. Je n’en ai fait qu’une bouchée. J’y ai appris plein de choses sur le land art, grâce à cet artiste que tu présentes et dont les photos sont superbes. Ca me donne vraiment envie d’en savoir plus et de découvrir d’autres artistes qui oeuvrent dans la même veine.
    Je trouve que ton style est vif, clair, précis et très agréable à lire. Cela reste simple même si tu dis beaucoup de choses. Bravo et vivement le prochain article!!!

  • onomatt  | 13/02/07 à 0 h 25 min

  • Ca fait plaisir de voir des gens intéressés par l’art et par l’article de Pauline (qui, par la même occasion, a fait du super boulot !).
    Pour Julie, je peux te conseiller Andy Goldsworthy, artiste du Land Art originaire d’Ecosse et qui m’avait pas mal marqué et donné envie d’aller plus loin dans mes recherches sur ce courant artistique original.

  • Pauline  | 13/02/07 à 9 h 06 min

  • Julie, tu peux suivre les conseils d’Onomatt et te tourner vers toute cette première génération du Land Art passionnante. Mais tout aussi passionnant, tu peux aussi chercher s’il existe des artistes qui font du Land Art, des esapces dédiés au Land Art dans le coin où tu habites, parce que c’est génial et important si ça te touche de le vivre in situ et pas seulement à travers les photos… je recommande le Vallon du Villaret en Lozère qui est un lieu génial, il y a aussi des randos autour d’oeuvres du Land Art organisées vers Nice…et en cherchant un peu, on peut trouver pleins d’autres choses je pense…

  • Isabelle  | 13/02/07 à 13 h 42 min

  • Pauline, tu parles de randos vers Nice autour du Land Art ? Est-ce que tu peux me donner plus de précicions, je serais vraiment curieuse d’aller y jeter un coup d’oeil.
    Merci beaucoup !

  • Pauline  | 13/02/07 à 20 h 22 min

  • Tout à fait, c’est l’association Artambule qui met ça en place, cf leur site: http://www.artambule.com/ … bonne rando!!!

  • Isabelle  | 13/02/07 à 21 h 25 min

  • Merci beaucoup !!

  • sonia  | 21/02/07 à 13 h 52 min

  • bravo!!
    comme le dis Julie vivement le prochain

  • prochain  | 23/02/07 à 16 h 05 min

  • le prauchin:c’et moi!

  • la maitresse de Prochain  | 23/02/07 à 16 h 18 min

  • Prochain! voyons!on dit “le prochain c’est moi!”

  • Pauline  | 26/02/07 à 7 h 30 min

  • Mais qui est “prochain”???

  • mana  | 26/04/07 à 10 h 18 min

  • déja cet art est passionant mais la qualité de l’écriture est fort agréable!!!bravo pauline

  • Audy  | 17/05/07 à 17 h 44 min

  • Excellent article Pauline;merki!.Je suis fan de Nils Udo depuis un bon moment. Ce qui me fascine le plus dans son travail c’est cette dimension poétique, qui parrait, par le biais des photographies, être transmissible avec une réelle intensité. La part d’esthétisme dans les images est également d’une importance capitale concernant la reception poètique et visuelle de ces sculptures. Enfin, le côté éphémère de ces travaux ajoute une dimension supplémentaire au niveau sémantique. Encore merci

  • vic  | 18/07/07 à 2 h 09 min

  • Bravo, très bel article ! A voir également le film magnifique de Bruno Aveillan pour Guerlain auquel a participé Nils-Udo… http://www.youtube.com/watch?v=JCc-30CP5sI

  • zid19  | 29/07/07 à 13 h 49 min

  • Il est vrai que le Land art touche forcement l’être au plus profond de lui, il renvoit à la nature, à l’origine.
    Je vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil sur le site d’un jeune artiste montant : http://duquesnoy.marc.free.fr

  • Pauline  | 11/08/07 à 8 h 14 min

  • Ravie de voir que Nils Udo touche beaucoup de monde!!
    Et c’est pas mal ce qu’il fait Marc Duquesnoy, je connaissais ps du tout, merci zid19. Juste ce qui est dommage je trouve, c’est que les photos ne sont pas assez belles et pas assez travaillées, et comme le dit Audy plus haut, ça y fait beaucoup dans notre réception de l’oeuvre…

  • zid19  | 30/09/07 à 18 h 50 min

  • En effet, les artistes du Land art laisse pour trace des photographies de leurs oeuvres qui sont finalement présentaient comme des oeuvres finales dans leurs expositions. Un questionnement peut se faire alors sur : est ce que les artistes Land art photographient des oeuvres,leur oeuvre, ou bien créent-ils des mises en scene en vue d’une prise de vue finale? ### ## #Dans les artistes travaillant avec la nature et de la même trempe que Marc Duquesnoy, je vous conseille aussi Jean Pierre Brazs ( on trouve son site facilement sur le net ), et aussi Roland Cognet qui est prof de sculpture au Beaux arts de Clermont- Ferrand. Tous les trois ont chacun une approche de la nature passionnante: Marc Duquesnoy a abandonné le “land art” pour une sculpture avec les outils plus traditionnels du sculpteur mais toujours en rapport avec la nature; Jean-Pierre Brazs, lui continue dans la lignée du Land art en réalisant des interventions paysagères, ce qui fait sa particularité c’est qu’il est aussi peintre. Quant à Roland Cognet, c’est un sculpteur qui met sur pied d’estale des troncs d’arbre, matériau du sculpteur à l’état brut et se confronte à différents autres aspect de sa discipline.

  • manu  | 27/11/07 à 15 h 58 min

  • Le meilleur dans cet art c’est que chacun peu s’y adonner sans complexe. c’est moins technique et plus intuitif que la peinture, le dessin…

  • le dessin  | 28/01/08 à 0 h 15 min

  • je pense que je suis plus technique, l’intuition vient de l’artiste…

  • manu  | 07/02/08 à 7 h 45 min

  • non sérieusement quand don est dans le feu de l’action l’esprit se libère et la création avec. moi aussi avant de tenter je pensais ne rien pouvoir faire.

  • flo  | 02/03/08 à 19 h 53 min

  • Pour ma part je trouve que la recherche plastique n’est pas assez approfondie

  • Landarts  | 26/03/08 à 15 h 20 min

  • Juste pour vous signaler qu’une oeuvre de Nils UDO sera présentée au festival Les « Environnementales» du 13 mai au 11 juillet 2008 à Jouy en Josas (Ile de France).

  • chatte  | 02/05/08 à 11 h 18 min

  • c toutpourri

  • GROSSE CHATTE  | 08/05/08 à 16 h 41 min

  • J’ai un devoir sur ça en Art-Plastique …
    Thks

  • Emma  | 10/10/08 à 15 h 28 min

  • Grâce à ses œuvres, il met les hommes face à la réalité. Impressionnant

  • cecile & milena  | 22/10/08 à 11 h 23 min

  • merci merci merciii!on fait un exposé sur le land art et on était un peu en galère,du coup on ta pris 3 photos

  • la note  | 19/11/08 à 11 h 34 min

  • Merci Pauline, ton site est une belle découverte! Le travail de Nils Udo me touche beaucoup. Je cherche à monter des expositions de Land Art entre la Provence et l’Ardèche. Je suis en train de monter le projet pour le présenter à une commune. Je cherche des artistes de talent qui travaillent véritablement et sincérement avec l’environnement(sachant que je ne pense pas trouver les fonds necessaires pour faire venir M. Goldsworthy ou Nils Udo! mais bientôt j’en suis sûre!). Si tu as des contacts, n’hesite pas! Zid19, j’ai noté les noms des trois artistes que tu as cités, merci! Je suis vraiment heureuse de lire des articles de qualité sur le Land Art et de voir les réactions que ça suscite. Encore merci! Emmanuel Prunevielle, en toute humilité fait de trés belles choses aussi, il est un grand admirateur de Nils Udo. Femke Van Dam est un artiste que j’ai découvert à Jaujac-Ardèche , sur un trés beau sentier de Land Art que je vous conseille vivement. Son travail avec les miroirs est à voir sur le site, quelle finesse, quelle poésie et quel échange avec l’environnement! Il en ressort une oeuvre intelligente qui ouvre des perspectives et qui nous pousse à être attentif…!

  • la note  | 19/11/08 à 11 h 38 min

  • Ah et j’oubliais, il est cerain que voir les oeuvres sur les lieux est indispensable. Pour moi, l’émotion, la rencontre avec les oeuvres ne peut se faire qu’en pleine nature, physiquement, surtout quand elles ont été conçues pour ça!

  • samir  | 10/12/08 à 13 h 27 min

  • Ce que nous pouvons dire sur le Land Art c’est de se poser la question
    Que faire de nos perceptions, de notre corps, de notre esprit, quand les nouvelles technologies nous débarrassent de certaines contingences mais créent de nouveaux conditionnements? Nous perdons des savoirs lorsque nous en apprenons d’autres. Le travail effectué sur le Land Art, nous invite à une simplification de nos perceptions et nous conduit à l’essentiel, plus loin que la surface des choses. Dans cette optique, le processus de création, implique un véritable travail de prospection, de repérage et d’expérimentation, autant d’actions d’appropriation de l’environnement pour poser un autre regard sur le paysage et la nature. Ce travail porte également une vision artistique et philosophique. En effet, nous éprouvons plus en plus de savoir ce qu’est ce à travers quoi nous voyons, et nous commençons pour cela à voir à travers notre propre vision.

  • Rozenn  | 05/05/09 à 20 h 23 min

  • Merci Pauline pour ce super article! J’ai un devoir en Art-Plastique sur ce sujet et avec l’aide de ton article, j’ai pû le finaliser. Merci encore.^^

  • nach  | 18/05/09 à 13 h 04 min

  • une question : peut on dire qu’il existe plusieurs types de land art ? en effet, autant j’aime bcp goldworthy ou nils udo, autant Oppenheim et smithson… j’ai du mal.. Je trouve qu’au lieu de magnifier la nature, ils l’utilisent à des fins perso… de plus, je viens de lire que le land art pouvait aussi comprendre des installation en milieu urbain.. un peu contradictoire non ?? quelqu’un pour confirmer..

  • marine  | 18/05/09 à 21 h 50 min

  • pour te répondre nach le land art c’est une installation avec des matériaux naturels, ça peut très bien être dans un milieu urbain. de plus tous les artistes ne vont pas dans la même voie et n’ont pas le même travail même si ils appartiennent au même mouvement. et nils udo et smithson n’ont pas travaillé la même chose ce qu’on voit tout de suite, déjà par le format, ni n’ont le même questionnement du rapport a la nature etc.

  • marine  | 18/05/09 à 22 h 07 min

  • de plus le land art est un mouvement et il n’y en a qu’un. après un mouvement est divisé par plusieurs artistes qui ont différents jugements et questionnements ce qui rend un mouvement artistique riche. voilà :)

  • Géco  | 20/05/09 à 16 h 43 min

  • Merci pour ce superbe article.
    Monsieur Nils-Udo est un grand Maitre du Land-art et à l’instar de Goldsworthy est à l’origine de ma passion pour ce mouvement.
    J’aime son travail, son respect et sa manière de magnifier la nature !

  • zid19  | 09/08/09 à 18 h 13 min

  • Je vous laisse un petit lien vers un blog qui référence les artistes travaillant avec la nature, de nombreux land artists, sculpteurs et plasticiens :
    http://blogdujour.blog.mongenie.com/

  • claralol03  | 24/11/12 à 14 h 31 min

  • super le site

  • Haut Comme Une Pomme | infos mas  | 09/03/14 à 16 h 10 min

  • […] Nils-Udo est un artiste plasticien du « Land art » né en 1937 en Allemagne.  A lire aussi: billet #25Et un billet que j’ai croqué il y a quelques années : http://www.envrak.fr/arts/nils-udo-et-le-land-art/ […]

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