Engy en a de bonnes. Au cas où vous vous fassiez encore quelques illusions, apprenez que notre rédactrice en chef est la championne du « le prochain, on le boucle à temps » suivi quinze jours plus tard d'un trop prévisible « je suis à la bourre - pardon - et en plus c'est nul ce que je fais ». A tel point que cette semaine, elle m'a refilé l'édito, alors qu'elle le réussit toujours si bien, surtout à 4h24 du matin.
A moi donc de vous vendre cet Envrak, qui voyage dans l'espace et le temps. Claire et LA se renvoient la balle d'un bout à l'autre de la planète, l'une se démêlant avec l'inexistant papier sulfurisé australien et l'autre affrontant une jeune montagne de 6000 mètres au Pérou, rien du tout. A chacun son Everest. Pour ceux qu'un retour en arrière tente davantage, Holden et moi redécouvrons l'adolescence, âge d'or de J.D. Salinger et de ses pâlots héritiers parisiens.
Une fois qu'on s'est bien perdus ici ou là, croyant être revenus de tout, l'heure est venue de se questionner sur nos identités, pourquoi pas sur scène, dans un Festival des genres raconté par Engy. Et on se garde les rubriques classiques pour la fin.
Mon Dieu, quel programme épuisant. N'est pas Phileas Fogg ou Marty MacFly qui veut. Après ça, on a bien droit à une petite sieste ?
Réveil brutal – je le vois d'ici – deux semaines plus tard, on réunit en pagaille nos brouillons d'idées bizarres. On avait pourtant dit que le prochain, on le bouclerait à temps !
A eux deux, Boris Bergmann et Sacha Sperling ont moins de quarante ans et trois romans parus. Portraits croisés sous toutes les coutures, hautes et moins hautes.