Métro qui pleure et kiri

Je m'étais promis d'éviter le sujet mais les transports s'avèrent une mine d'éditos, un microcosme sauvage (sisi : qui n'a jamais eu en noctilien, une impression de Thoiry ?). Un ange passe si un gosse chiale et la rame chante, oui, chante – accompagnée d'accordéons. Elle siffle même, lorsque dans les couloirs, les jolies jambes claquent leurs talons, quand résonnent sur les quais, les cents pas de costards engoncés. Nan, mais continuez à suivre, j'arrête la poésie parisiano-centrée.

Après un premier street marketing, l'année dernière à Lyon, Ikea meuble du 11 au 24 mars, les stations de la capitale. Ce qu'il advient des SDF qui pensent troquer leur duvet de béton pour le confort d'un canap' suédois, l'histoire ne le dit pas. Mais pour sûr que ça buzz tel le placement de produit du dernier clip de Gaga. Notre société est capitaliste, nous le savions (- remarquez comme j'évite le lien avec les élections), et évidemment consumériste jusque dans la culture puisque nous sommes des moutons. Comme cet antihéros d'un roman éponyme singulier, paru ce début d'année. Comme un rock avec cheveux, dans lequel on peut faire ce qu'on veut. Comme un défilé de marques pour des statuettes, commenté par un gros patron et un vendu bébête. Comme en Espagne, où les ouvriers et les étudiants se retrouvent désœuvrés. Et à Cannes, où les rousses préfèrent les autrichiens aux prisonniers. Rien ne va plus en somme, si ce n'est qu'on peut se distraire gratuitement.

Et manger des tartines,
Engy.
Envrak n° 51
Mardi 16 Mars 2010
Ce mois ci :
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le 01-03-2008 - Marie
Lorsque plasticiens et art sacré se mélangent on obtient le vitrail, mais pas n'importe lequel...