Carnet austral : ces animaux étranges…

01/06/09 par  |  publié dans : Carnets, Voyages | Tags :

L’Australie a été séparée du continent asiatique il y a 45 millions d’années, ce qui l’a laissée en totale autarcie jusqu’à sa découverte en 1170. De nombreux animaux ont ainsi évolué différemment que sur les autres continents, d’autant qu’aucun échange d’espèces n’a été possible. Cela a créé de nombreuses particularités parmi la faune australienne qui permet aux voyageurs de s’émerveiller assez facilement.
De plus, le continent est un pays vaste aux conditions climatiques variées. Cette variété de pluviométrie et de température a façonné l’Australie et créé différents paysages auxquels se sont acclimatés les animaux.
Ces derniers sont si intéressants et nombreux que je réserve la partie reptile pour le mois prochain.

Les marsupiaux

Pour tout un chacun, les marsupiaux sont une part importante du folklore australien. Littéralement, marsupiaux signifie que la femelle de l’espèce possède une poche abdominale dans laquelle elle porte son petit après sa naissance.
Contrairement aux idées reçues, les marsupiaux ne sont pas uniques au continent australien, il existe certaines sortes de marsupiaux en Amérique latine ou en Nouvelle Guinée. Bien moins connues, car elles vivent dans des coins de forêt tellement reculés que le monde n’en n’a jamais entendu parler.

Le plus connu est bien sûr le kangourou, totalement adapté à son environnement, vaste et pauvre en nourriture. L’énergie qu’il utilise pour faire des bonds est stockée dans les tendons de ses pattes et les intestins font office de piston vidant et remplissant les poumons, ce qui lui permet de ne pas avoir à utiliser les muscles de la cage thoracique. Et ainsi de minimiser l’énergie qu’il dépense pour se déplacer.

kangourou avec son bébé dans la poche. Durant le 10ème mois de sa présence avec sa mère, le petit rentre et sort de la poche jusqu’à ce qu’il devienne trop grand.

Très ressemblant mais moins connu, le wallaby peuple généralement les espaces de végétations denses car il est plus petit que le kangourou, et a donc plus de facilité à s’y mouvoir que ce dernier. On trouve donc généralement les kangourous dans des espaces ouverts.
Le bébé du kangourou sort du ventre de sa mère âgé de 33 jours. Et escalade alors, en s’accrochant au poil, le ventre de sa mère jusqu’à la poche ou il va rester ensuite 190 jours jusqu’à ce qu’il soit complètement formé.

Un autre marsupial bien connu est le koala. Il partage sa vie entre le souper et le coucher. Les experts ont conclu qu’il a sacrifié son cerveau afin d’économiser son énergie. En effet, lorsque le cerveau fonctionne, il utilise beaucoup d’énergie et les feuilles d’eucalyptus dont se nourrissent les koalas sont tellement toxiques qu’il dépense 20% de son énergie à les digérer et a donc moins de temps pour penser.

L’opossum, petit animal de la taille d’un chat, est lui aussi doté d’une poche. Animal nocturne vivant dans les arbres, on peut en apercevoir dans n’importe quelle ville. Il est peu effrayé par l’homme qui, à mon avis, est synonyme de nourriture pour lui. Il est donc assez facile de les approcher et de les caresser, en étant prudent tout de même.
Il est parfois peu apprécié car il aime manger les récoltes des jardinets. En Nouvelle-Zélande, il est si peu apprécié pour les dégâts qu’il crée qu’il est chassé pour sa fourrure.

Les oiseaux

Pour un européen, la diversité volatile est inimaginable. Entre perroquets aux couleurs éclatantes, cygne noir, pigeon punk et chauves-souris en pleine journée, personne n’est à l’abri de surprises.

Le kookaburras est un magnifique oiseau appartenant à la famille des martins-pêcheurs. Il a développé, comme d’autres oiseaux australiens, un système de survie particulier. Les jeunes adultes de la génération précédente aident leurs parents à élever la nouvelle nichée et ce parce que les conditions de vie sont si dures que plus de deux oiseaux sont nécessaires pour assurer la survie des jeunes oisillons.

Le cockatoo, ou cacatoès, le plus commun en Australie, est blanc avec une huppe jaune. Il a un son vraiment particulier et très vite agaçant. Présent dans de nombreux parcs, il vit en groupe généralement prés d’une présence humaine et il est intéressant a regarder.

Le cacatoès à huppe jaune.

Animaux en danger

L’ornithorynque australien a cela d’incroyable qu’il est un mammifère qui pond des œufs. Présent sur la côte est et en Tasmanie, il a été chassé au cours du 19eme siècle pour sa fourrure jusqu’en 1900, une loi l’ayant alors protégé. Mais de nos jours, la destruction de son habitat, aux abords des ruisseaux, par l’urbanisation galopante et la pollution le met sérieusement en danger à long terme.

L’ornithorynque a un bec de canard, une queue de castor et des pattes de loutre.

Le wombat, un marsupial, vit deux mois dans le ventre avant de rejoindre la poche de sa mère pour une durée de 8 mois et attendra 10 mois encore avant d’être complètement indépendant. Il est gros et parait très lent mais peut atteindre une vitesse de 45km heure en cas de besoin.
Les wombats vivent dans des terriers dotés d’un système de ventilation très efficace qui leur permet de réduire l’activité de leur métabolisme et ainsi de rester plus d’une semaine sous terre.
Mais beaucoup sont en danger. Le wombat à narines poilues, au nord, ne compterait plus qu’une centaine de spécimens.

Enfin, le célèbre diable de Tasmanie, qui doit son nom au son effrayant qu’il produit, n’est en réalité pas bien diabolique ni ressemblant avec le diable du cartoon. Longtemps considéré comme une menace pour le bétail, il a été chassé impitoyablement jusqu’à ce qu’il soit protégé en 1941. Il est caractérisé par sa fourrure noire, l’odeur forte qu’il dégage lorsqu’il est stressé. Il est en grand danger depuis 1990, 75% de la population est actuellement affectée par un cancer du visage contre lequel aucun remède n’a encore était trouvé.

Le fameux diable de Tasmanie.

La tumeur qui attaque son visage à un stade avancé.

Carnet Austral : Episode précédent – Les backpackers
Episode suivant – Les reptiles menaçants

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