Du temps des mécènes florentins

01/04/09 par  |  publié dans : Carnets, Tendances

Crise, crise, crise ; depuis quelques mois les médias n’ont que ce mot là à la bouche. Maintenant c’est fini le cinéma, fini les restos le soir entres amis, les bowlings, le shopping ; il est bien difficile de ne pas sombrer dans la morosité. Le terme fait peur, mais il est lâché…

Alors pour rester de bonne humeur, rien de tel qu’une bonne soupe, une maison bien douillette, quelques amis et un bon jeu de société ! Il est loin le temps du Monopoly, du Scrabble et compagnie ; place à une nouvelle génération de jeux ! Envrak annonce la couleur, ruses et stratagèmes sont de rigueur sur une toile de fond mêlant art et prestige. Ce vaste programme est contenu dans une grosse boîte de jeu particulièrement bien remplie. Une jolie calligraphie mordorée orne le couvercle. Quatre mots s’entrelacent : les princes de Florence.

Ystari Games, la maison d’édition, place la barre très haut en proposant à ses joueurs de devenir un d’Este, un Medici ou encore un Borgia. En digne représentant de cette lignée, le but est de créer un domaine attractif afin d’attirer des artistes, engendrer des œuvres et atteindre ainsi le sommet. Jardins, lacs, bibliothèques, théâtres, ateliers, universités, rien n’est trop beau dans cette Italie rêvée du XVIème. Les artistes affluent au palais, du chorégraphe au peintre, du sculpteur au dramaturge. Mais rien n’est gratuit, tout se paye et se négocie. Des ventes aux enchères animées en passant par les plus secrètes stratégies, les mécènes de Florence sont tout sauf bons princes !

D’une durée approximative de quatre-vingt-dix minutes, ce jeu séduit par ses possibilités tactiques. Enchères, gestion et placements, toutes les combinaisons sont possibles. Et pour ceux qui en demandent plus, Ytsari Games ajoute deux extensions ; l’une accole une phase d’enchère et la seconde, « muse et princesse », propose un jeu plus coopératif.

Les graphismes sont splendides, le trait appuyé, les images léchées. Les illustrations aux couleurs de velours sont à la hauteur des mécanismes de jeu. Beaucoup de pièces en tout genre, On note 30 jetons bâtiments, 18 paysages, 60 cartes et pas moins de 48 pions toutes catégories confondues. Un plateau central et des plateaux individuels viennent s’agencer les uns à côté des autres ; de l’espace est nécessaire.

Les princes de Florence nous vient d’Allemagne. Ystari Games décide en 2007 de rééditer ce jeu pour le plus grand bonheur des joueurs chevronnés et des débutants passionnés. C’est dans la collection Vintage qu’il fait son come back. Le jeu Taj Mahal, est réédité la même année, mais son succès est moins flagrant, on lui reproche des règles trop compliquées, quasi inabordables.

L’éditeur savoure sa réussite avec l’extraordinaire Agricola, déclaré en 2008 jeu de l’année allemand et “As d’or” : jeu de l’année au Festival international des jeux à Cannes.

Grand maître de la réédition, Ytsari propose avec Les princes de Florence un jeu essentiel à toute bonne ludothèque. Tout y est ; beauté, tactique, interaction, seule la chance n’a pas sa place. Au-delà du divertissement, c’est une immersion totale ; pour quarante euros, l’acquisition de cette petite merveille vous promet de belles soirées.

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Pas de commentaire

    papy  | 14/04/09 à 18 h 26 min

  • On s’enrichi à tous âges , malgré la crise

  • elise  | 14/04/09 à 22 h 50 min

  • c’est certain, en tout cas des papy qui surf comme toi sur la toile j’en connais pas beaucoup!

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