Orange, Solange. Orange.

28/09/11 par  |  publié dans : Carnets | Tags :

Les kids s’ennuient à mourir, ils décident de mettre du Orange dans leur piteuse existence.

Regardez mes enfants, François Bayrou il est orange ! Ah crotte, piètre démonstration, mais tu t’en moques Adam, Brenda aussi. Faut bien badigeonner le monde des adultes ! Certains le peignent avec leurs excréments, mais pas vous, vous voulez mettre de la couleur, le sang ? Oui, rouge émeraude c’est joli, d’autres l’ont déjà fait à Colombine. Franck tu t’en souviens ? …non, un fait d’hier tu t’en moques. Clarence tu veux t’amuser ? le 11 Septembre et les attentats, tu y penses parfois ? Autant qu’à ton frère Eddy qui à perdu la tête depuis son retour d’Afghanistan ou d’Irak, c’est à dire rarement.

Enfin c’est pareil, ça fait sourire de ses dents blanches le grand benêt Phil, qui préfère faire des pirouettes  pour amuser la galerie. On vadrouille sur les routes de campagne, pied sur la pédale de sa chouette bicyclette orange, on caresse le sable fin de ces pas éphémères pour aller se faire bronzer sous le soleil de plomb, le même qui tape sur les corps malingres des enfants du Darfour, ses corps d’éphèbes et de nymphes adolescents. Rebecca goûte aux joies du nouveau cocktail aux agrumes, liquide orange comme vos tronches, orange comme vos apparats. Une armée de joyeux drilles, qui se défoncent les neurones, car Patrick  à tout compris, les gosses ne doivent pas penser ni réfléchir. Leurs parents on eu les guéguerres moins fun que les jeux vidéos de Brian. Call of Duty c’est quand même plus marrant de zigouiller à l’œil les ennemis de toujours la Russie et pleins d’autres vilains.

Oui, Patrick sait que les mioches sont des consommateurs sur pattes, alors il a mis au point son Orange Crush pour vous les enfants. Il est gentil Pat avec la recette de sa formule au doux goût acidulé qui vous enivre ; vous êtes bien dans vos baskets orange, logique, ce bon Patrick ne mentionne pas qu’il a mis un ingrédient qui vous rend accro sur l’étiquette de la petite bouteille.  Buvez,  consommez, et vos cervelles se consument en devenant de la gelée orange. Bientôt l’adorable géniteur de ce breuvage édulcoré va ouvrir dans la ville son deuxième point de vente, ensuite sa franchise va gangrener les contrées voisines, les états, la capitale… mais ça vous est bien égal la suite : les événements vous subissez, vous n’existez pas vraiment, des innocents sans plomb dans la caboche qui passent dans un paysage en carton pâte. Absorber, ingurgiter, vomir du fluide orange, l’Orange Crush coule dans le gosier, il s’évapore à l’intérieur de vos entrailles les enfants, pour ne laisser qu’un mortel bonheur factice dans un récipient sans fin.

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