Road Trip Croatie, partie 2

01/05/07 par  |  publié dans : Carnets, Voyages | Tags :

Pour lire le début du voyage : cliquez ici!

Jeudi : On passe notre matinée sur la plage… non pas de sable, mais de cailloux. Et oui, pas un grain de sable dans ce pays !

Bon c’est midi, on met les voiles ! Ca y est, nous allons commencer à remonter la Croatie.
On retourne sur le continent. Pour ça il nous faut rejoindre Supetar où un cargo devrait nous emmener à Split cette fois.

Là, niveau timing, c’est moins réussi… le prochain départ n’est pas avant 14h…On s’installe à la terrasse d’un snack où l’on mangera…des hamburgers.
Puis, grosse gueulante pas loin de nous. Tiens, on comprend cette langue ! Un Français est en conflit avec le patron du snack. Ca gueule, ça gueule, l’autre répond en croate. On comprend rien… Le Français part, on l’interpelle…
« Qu’est ce qui se passe ?
– Je lui ai demandé un verre de rouge, il me l’a coupé avec de l’eau ! Nous dit-il. C’est fini je remets plus jamais les pieds dans ce pays de merde, on prend les touristes pour des couillons »

Et oui Monsieur, mais si vous vous étiez intéressé un peu à la culture du pays, vous auriez su que là-bas, et bien le vin, on le boit comme ça…

15h : Split, grosse ville portuaire de la région dalmate, est réputée pour son énorme marché, on chine quelque peu mais on reviendra demain matin… trop fatigués.

On sort de la ville vers les 20h et on se met, comme d’hab, à la recherche d’un camping. On arrive enfin à nos fins une heure plus tard, dans un camping bien moins accueillant que celui de la nuit précédente, mais bon, on va pas se plaindre non plus, il y a des douches et un bout de terrain. On jette la tente, on se fait un petit mélange de vodka puis on décide d’aller à pieds à la petite ville la plus proche, question de voir du monde. Putain, quelle erreur ! On longe une nationale, on marche, on marche, toujours rien. Ca craint j’ai l’impression d’avoir fait 10 bornes. On finit par trouver un semblant de village avec 2-3 bars. Oliv passe les commandes. Avec 2 whiskys et une vodka on s’en tire pour plus de 10 euros… Oliv et Fish pour le prix, décident d’embarquer les verres, qu’ils jetteront peu après dans la mer ( ?! ).
La route du retour paraît 5 fois plus longue… Oliv se met à faire du stop, moi je suis pas chaud. Fish s’en tape. Dix minutes après, une Alfa s’arrête. On embarque tous, le mec nous lâche 500 mètres après : le camping est là. Quelle bande de cons !

Nous sommes Vendredi, notre séjour touche à sa fin. Il ne nous reste plus que 2 objectifs : faire un parc national et s’arrêter à Venise. Après un retour a Split, on part donc, vers les 15h, en direction du « Nacionalni Park Krka », toujours plus au nord. Le voyage se fait sans embarras, on trace sur l’autoroute. Il y a même une sortie spéciale pour le parc, dis donc ! On arrive à 18h, pile pour la fermeture !

Le parc national s’étend sur 150km², il est situé tout près de Sibenik. A savoir : par faute de temps nous n’avons pas fait celui de Plitvicka, situé plus au nord du pays, et d’après des amis, beaucoup plus charmant.
On part donc à la recherche d’un camping ! Le coin étant pas mal touristique, on se trouve un truc super sympa a 1 km et répertorié dans le guide du routard. On fonce. On mange dans le petit resto du camping comme des affamés, on ressort le ventre plein et puis ça sera une fin de soirée tranquille près de la lumière des sanitaires à jouer aux cartes.

Entre 2 parties de cartes : Mike, Oliv et son papillon de nuit, Fish :

Samedi : Levés tôt ! C’est bien la première fois de la semaine. Avec amertume je suis assis à la terrasse du petit camping à boire un café avec Fish. Oliv a du mal à se lever, j’ai déjà pris ma douche. On croise un couple de retraités français qui viennent d’arriver : ils font la Croatie en camping car. Après quelques mots échangés, on se rend directos au parc national. Il faut laisser la voiture sur un parking. Pour limiter la pollution, des navettes de gros bus vieux de 20 ans nous embarquent jusqu’au centre du parc.

Arrivés au milieu de nulle part, en pleine nature, on part à l’assaut des chemins de randonnées, tels des guerriers. Non, tels des touristes en fait.

Le cadre est sympathique, mais je m’ennuie un peu, marcher pour voir des arbres et de l’eau… j’aurais imaginé mieux pour une veille de départ… Enfin je me suis quand même rattrapé sur les paysages magnifiques. A 14h on est de retour sur le parking, on s’installe dans une pizzeria. Dernier repas en Croatie.

Le parc national:

Allez hop ! C’est par où la voiture ?! On rentre, les gars ! Essence Musique Clopes Coca-Cola, c’est par où la sortie ?! Direction Venise ! 550 bornes, ouaiis on est motivés !

On passe la frontière slovène, on passe la frontière italienne… Vite vite !

On arrive sur le coup de minuit… ! Fish prend la borne 13 du péage. Je lui fais la réflexion.
« Mais non ça porte bonheur
– Ok »

On traverse un pont long de chez long, celui qui longe la voie ferrée… puis on rentre dans Venise. Impossible de trouver une place de parking, et pas moyen de payer ! Alors en suivant la boucle on finit par reprendre ce pu**** de pont en sens inverse… Allez hop, faut retourner dans la ville, on reprend le pont… J’en vois plus le bout, je commence à être naze. Une demi-heure plus tard on se trouve une place gratuite. On part à la recherche d’un hôtel… Et là : complet complet complet… Dans une rue je vois une voiture immatriculée en France. A l’intérieur, un couple. On tape la discute… ils ont trouvé une chambre d’hôtel a 80 euros la nuit : ils vont dormir dans la voiture. Allez hop, sors moi de cette ville et trouve moi un camping vite, j’ai sommeil !
Ouais mais un camping ouvert a 1h du mat’ il faut le trouver. On se résignera à dormir sur une station d’autoroute s’il le faut. Et la Punto est dans la réserve… La première station n’accepte pas nos CB. La seconde dispose d’un pompiste. On fait le plein, je vais payer. Carte non valide, je suis vert… Je vais chercher celle de Fish, même chose. Argh ! Le type nous explique qu’il va garder une des cartes en guise de caution, il nous fait une note. Faut qu’on retourne a Venise… retirer de l’argent ! Sans savoir comment, on croise un camping, je sors de la voiture. La grille est fermée, l’accueil est allumé, il y a un type là dedans ! On sonne, le mec ne bouge pas, encore une fois, toujours rien. Je suis dégoûté ! Hors de moi, j’escalade le portail et frappe au carreau. Un jeune, la tête dans le sceau, me regarde d’un air perplexe. Ma première question sera
-« Can we sleep now ?! »
-“Yes”
-“Fish, on ira chercher ta CB demain!”
Encore mieux, on se prend un mobile home pour 10 euros chacun !

J’ai cru qu’on n’en finirait pas. Il est 2h passées, foutue Venise, bonne nuit tout le monde !

Dimanche matin, soleil sur la périphérie de Venise… On va vite retirer de l’argent avec Fish, et on récupère la CB. On récupère aussi Oliv au camping, et on décampe ! Allez, on retourne en ville voir ce que ça donne de jour : et bien ça donne vraiment pas mal. La ville est sublime, on se croirait dans un autre monde. Venezia vaut le détour, c’est certain. Oliv se sent comme chez lui ici…Il nous avoue que c’est ici qu’il a été conçu ! On mange un bout, on fait un tour dans la ville. On se perd vite, il nous faudrait presque un plan. Les multiples ruelles nous font tourner (et lever) la tête. On passe sur des dizaines de ponts, on ferait bien un petit tour en gondole, sous ce soleil tapant… Mais le temps avance. Il est 14h30, on rejoint la voiture et lâche une dizaine d’euros pour le parking (l’allumage, pour 2h !). Fish fait la tête, il aurait aimé rester plus longtemps, mais si l’on veut arriver à la maison pas trop tard, c’est maintenant ou jamais.

Venise ne nous laissera pas indifférents:

Motivé, je me fais un Venise-Turin au volant… Ca roule, malgré les travaux sur une énorme portion de l’autoroute italienne… Oliv prend le relais à Turin. Nous passerons la frontière Française vers 22h, sans encombre…

Inoubliable, le premier mot qui me revient lorsque j’aborde une conversation sur notre voyage. La Croatie est la nouvelle destination à la mode pour de plus en plus de Français, et en y mettant les pieds on comprend pourquoi. Paysages magnifiques, facilité du logement (que ce soit en camping ou « sobe room » chambres d’hôte), population accueillante, soleil… Tous les ingrédients sont là pour passer des moments agréables. Et c’est donc les yeux fermés que je vous recommanderais le pays et notamment Dubrovnik, ville incontournable à la quasi pointe du pays.

Photo de groupe :

La Croatie pour nous, ce fut :
3500 km en 7 jours.
100 euros de péages.
200 euros de carburant.
Un voyage total à 400 euros (par personne) tout compris.
Des plages en galets ou cailloux.
Pas forcément un pays où tout n’est pas cher.
Des mauvaises routes.
Des jolies et grandes filles.
Une aventure géniale!

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4 commentaires

    onomatt  | 04/05/07 à 20 h 45 min

  • Merci Mike pour ces deux très bons articles, ça donne vraiment envie d’aller y faire un tour ;-)

  • Sab  | 06/05/07 à 19 h 36 min

  • oui et puis merci surtout pour ces belles photos, j’ai presque envie de dire que c’est plus beau que la Corse. mais presque, hein

  • engy  | 07/05/07 à 1 h 05 min

  • En voyant les photos, je me dis que si ce parc-là est moins charmant que celui de Plitvicka, ce dernier doit être magnifique!

  • Marie  | 07/05/07 à 15 h 57 min

  • Ah Venise… Je ne connait pas la Croatie, mais Venise… j’y retournerais bien encore et encore…

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